search

Accueil > Actualité > Lettres nationales et académiques > Lettre de rentrée 2017 de l’IA-IPR

Lettre de rentrée 2017 de l’IA-IPR

mardi 26 septembre 2017, par Maxime Bourgeaux

chers collègues,
Je vous souhaite une excellente rentrée.
Je voudrais, en premier lieu, que nous ayons une pensée pour notre collègue Patrick SIVIGNON – professeur d’arts plastiques au Lycée Les Arcades à Dijon - décédé cet été -, pour sa famille, ses proches. Patrick a participé à de nombreux jurys du baccalauréat ; il avait su transmettre à ses élèves « le désir d’art ».

L’école, le collège, le lycée, sont les lieux où s’exerce l’action d’enseigner. Ainsi, le professeur a-t-il la tâche de « professer ». Éduquer, telle est la mission de notre communauté ; l’éducation est, en tous les cas, le médiateur pour ce faire. L’école a cette vocation (« Il y en a au moins 1 qui m’offre un discours » disait LACAN).
Généralement, « enseigner » n’est pas une chose facile et « se débrouiller » n’est déjà pas si mal. Cela demande une mise au travail au « un par un », surtout dans le cadre de notre discipline. Ainsi, nous chercherons, comme le font, par ailleurs, nos collègues des autres disciplines, le point d’excellence de chaque élève, là où il puisse faire entendre ses réussites mais aussi ses échecs.
Dans le fond, il s’agit surtout, pour le professeur, de « faire désirer ». En même temps, nous nous accorderons sur l’idée que transmettre des savoirs ne doit s’avérer - pour le professeur comme pour l’élève - ni un poids ni une violence ; aux plus « démunis » des élèves (surtout à eux), nous octroierons la même ouverture d’esprit et le même esprit critique (je pense à l’histoire des arts et des formes, notamment).
Mais l’esprit critique « se construit », tout comme le langage ; nous avons déjà souligné, à cet égard, l’importance de la parole - « l’éthique de la parole » écrit Philippe LACADEE (La vraie vie à l’école, Paris, éd. Michèle, 2013). Notre discipline possède des champs de savoir précis qui nécessitent des maîtrises basiques ; elle fait partie intégrante de l’éducation et en ce sens se doit de répondre aux attendus.
Notre enseignement a aussi ses particularités ; il est une sorte de « laboratoire » qui n’a pas vocation à la fabrique de collégiens et lycéens dupliqués. Enseigner les arts plastiques suppose dès lors accepter une part d’inconnu. L’art relève d’une attitude heuristique c’est à dire d’une expérience non précédée par l’exigence d’un résultat. Cela est précieux. De manière analogique, nous retrouvons cette dimension dans notre enseignement sous forme d’une actualisation permanente de la pensée.
Nous avons la chance d’enseigner à des adolescents ; cela tombe bien puisque l’art est « ami » de l’adolescence (au moins depuis RIMBAUD). Il n’y a pas d’art sans acte, sans urgence ; l’art se pense comme processus tout comme les apprentissages de l’adolescent. L’adolescence, c’est « l’âge des possibles », de l’invention et du nouveau, mais tout aussi bien de l’incertitude, de l’in-confort voire de la « crise » (qui, rappelons-le, est signe de guérison). Ainsi l’enseignement des arts plastiques a-t-il un rôle capital à jouer ; où l’élève doit vivre dans la classe un moment « heureux ».


- Vous trouverez très vite, sur le site académique « arts plastiques » l’ensemble des synthèses faites à partir des différentes formations relevant du temps « réforme II » qui concernent nos programmes d’enseignement ainsi que deux grilles devant permettre d’harmoniser nos évaluations.
- En ce qui concerne, le plan de formation, trois parcours m@gistere sont programmés : un pour les néo-contractuels, un pour les TICE, un nouveau offrant une préparation pour l’admissibilité de l’agrégation interne. Nous retrouverons, par ailleurs, les formations « lycée » (académiques), TICE (départementales), « pédagogie et arts plastiques » (départementales).
- Je salue et félicite nos quatre nouveaux collègues stagiaires, lauréats des concours de recrutement, et tiens, encore une fois, à exprimer toute ma gratitude aux tuteurs, tutrices, formateurs et formatrices de notre académie.
Chères et chers collègues, je me tiens à votre écoute et réitère mes vœux
d’excellente rentrée.

Bruno DURAND, IA-IPR arts plastiques